Espacement, orientation, palissage : quand le matériel dicte ses lois
(Source : Ministère de l’Agriculture)
Un écartement qui s’élargit
Impossible de faire passer un tracteur enjambeur dans une vigne vieille école d’1,10 mètre de large. Aujourd’hui, au Pallet comme ailleurs, l’écartement standard est de 2 mètres à 2,20 mètres entre chaque rang (interrang). Certains poussent parfois à 2,50 m. Cette largeur n’a rien d’anodin. Elle se cale sur :
- La largeur des tracteurs enjambeurs (souvent 1,20 m à 1,50 m, nécessitant 0,30 à 0,40 m de dégagement)
- L’espace utile pour passer les outils (broyeurs de sarments, griffes, interceps)
- L’accès pour traiter, palisser ou vendanger mécaniquement sans accrocher pieds ni fils
Ce choix, avant tout technique et logistique, peut signifier une perte de pieds à l’hectare (3500 à 4000 pieds/hectare aujourd'hui, contre 7000 dans les vieilles parcelles), mais il garantit un travail plus rapide, plus sûr… et moins pénible. Un compromis assumé, même si certains regrettent l’intimité du « petit rang ».
Palissage et hauteur : s’adapter aux machines… et à la météo
L’arrivée des pulvérisateurs à jet porté, des pelles mécaniques et autres outils impose de revoir la hauteur des fils, la distance au sol et la largeur des pieds. On plante désormais souvent à 0,80 mètre du sol, avec un palissage adapté pour résister à l’outilage. Au Pallet, plusieurs domaines sont passés du simple piquet en bois à du métal galvanisé, pour soutenir la tension de ces nouveaux dispositifs.
- Palissage plus haut (jusqu’à 2,20 m fil de haut, compte tenu de la vigueur des vignes en Atlantique)
- Espacement parfois augmenté entre les ceps pour faciliter le passage des machines à vendanger (1,10 à 1,20 mètre sur le rang)
Tout cela a un impact : sur la photosynthèse, la gestion du feuillage, le rendement, et le style du vin.