Petit panorama : les cépages accessoires autour du Pallet
Le gros plant (ou folle blanche) : le voisin trop modeste
On l’a tous vu, ce cépage, dans un coin de parcelle ou sur une petite vieille vigne héritée des générations passées. Marié officiellement à l’AOP Gros Plant du Pays Nantais, il garde néanmoins une présence à la marge sur la commune du Pallet, parfois mêlé à du melon ou vinifié à part.
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Atouts : Il apporte de l’acidité, de la vivacité, des notes d’agrumes. Sa productivité et sa sensibilité aux gelées printanières expliquent sa désaffection, mais il sacrifie parfois sa place pour laisser briller d’autres cépages.
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Un chiffre : En 2020, sur l’ensemble du vignoble nantais, la folle blanche représente environ 5% de la surface en production (source : Interloire).
Le gamay noir : la bulle nantaise
Rarement cité, le gamay noir (à jus blanc) est, lui aussi, présent dans nos coteaux. Il a été bien plus cultivé après la crise du phylloxéra fin XIX, quand le vignoble de Nantes a voulu s’ouvrir au vin rouge et rosé, puis pour élaborer le fameux Mousseron nantais.
Aujourd’hui, le gamay subsiste comme cépage accessoire, intégré notamment dans l’AOP Coteaux d’Ancenis et Muscadet Rosé (sur dénomination "rosé"). La présence autour du Pallet est confidentielle, mais il continue de tracer sa route.
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Ce qu’on observe : Environ 220 ha de gamay sur l’ensemble des Pays de la Loire (Agreste, 2022).
Le pinot gris : discret mais ambitieux
Variété rare chez nous, le pinot gris a trouvé quelques adeptes, séduits par son potentiel aromatique. Il est admis dans l’AOP Coteaux d’Ancenis, mais sa reconversion est lente – le marché, le climat et la tradition n’aident pas.
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À retenir : La Loire-Atlantique compte une trentaine d’hectares de pinot gris (source : Interloire / FranceAgriMer 2023).