Un sol vivant, une vigne plus robuste
La richesse d’un sol qui respire
L’un des premiers effets du couvert végétal est d’entretenir — ou de restaurer — la vie du sol. Les racines d’herbe structurent le sol, favorisent la circulation de l’air et de l’eau, stimulent l’activité biologique. En clair : on redonne à la terre ce qu’elle a perdu à force d’être travaillée “au carré”.
- Un sol avec 1% de matière organique en plus, c’est jusqu’à 25 tonnes de carbone séquestrées par hectare (source : ITAB, Guide Sols et Vigne, 2021).
- Au Pallet, on a observé dans certaines parcelles une multiplication par 3 de la biomasse microbienne après 5 ans de couverture végétale continue (donnée issue du Réseau DEPHY Ferme - Pays de la Loire, 2022).
Le compostage, l’apport de matières organiques, tout cela aide, bien sûr. Mais rien ne vaut le travail discret des racines et des lombrics, qui, chaque hiver, retournent le sol de l’intérieur, ouvrent des galeries, permettent aux pluies d’entrer doucement dans la terre, sans la lessiver.
Biodiversité : ce qu’il se passe sous nos pieds
Un sol nu, c’est l’autoroute du ruissellement, des carences et des maladies. Mettre du couvert végétal, c’est aussi inviter dans les rangs : vers, coléoptères, champignons, bactéries utiles, mycorhizes... À la clé : une meilleure décomposition de la matière organique, un recyclage plus efficace des nutriments, et des cycles naturels qui tournent tout seuls — ou presque.
- On recense jusqu’à 60 espèces animales du sol différentes dans une même parcelle enherbée contre 15 à 20 dans une parcelle désherbée (Source : Observatoire Français de la Biodiversité Agricole, 2021).
Chez nous, au Pallet, certains collègues ont vu revenir la grive, la huppe, et même — plus rare — une ou deux bondrées apivores venues chercher leur pitance dans le cortège des insectes. Autant d’indices que l’équilibre revient, doucement.